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jeudi 23 décembre 2010

Facteurs d'attraction et de maintien des centres de R&D et d'innovation des multinationales étrangères en Espagne

Le titre de cet article est ni plus ni moins que la traduction du titre d'un rapport qui vient de sortir, commandé au département d'économie et organisation des entreprises de l'université de Barcelone, par la FECYT, la fondation espagnole pour la science et la technologie du ministère de la science et de l'innovation et par la fondation I+E qui regroupe sept multinationales engagées dans le développement des investissements en R&D et innovation en Espagne.

Ce rapport en espagnol, disponible gratuitement sur Internet [1], nous a semblé intéressant à faire connaître. Nous en faisons un résumé à grands traits.

Plus de 95% des 700 entreprises qui investissent le plus en R&D de par le monde sont des multinationales qui dépensent plus de la moitié du montant mondial total investi. Celles-ci réalisent de plus en plus ces investissements dans des pays autres que celui de leur siège social, ce qui leur confère un poids de plus en plus important dans les réalités nationales de la R&D. Compte tenu de la très forte valeur ajoutée générée par ce genre d'activité et des externalités générées, il est donc important pour un pays de pouvoir être attractif vis à vis de tels investissements.

Ce rapport a donc pour but de faire le point sur l'attractivité espagnole en la matière. Le travail réalisé est avant tout de type qualitatif, à partir d'une étude de cas, sept en l'occurrence, correspondant aux sept multinationales qui ont créé la fondation I+E : Alstom, ArcelorMittal, Ericsson, Hero, Hewlett-Packard, Sony et Thyssen Krupp Elevator, qui totalisent à elles sept, 40.000 employés, 11 milliards d'euros de chiffre d'affaire et 200 millions d'euros investis chaque année en R&D. Nous avions déjà eu l'occasion de parler de cette fondation lorsque celle-ci avait fait paraître un rapport sur le rôle des multinationales dans le financement de la R&D [2].

Le rapport reprend quelques chiffres de la dernière enquête réalisée en 2009 par l'INE, l'équivalent espagnol de l'INSEE, sur l'innovation technologique : en 2007, les dépenses en innovation étaient réalisées en Espagne à 39% par des filiales de multinationales qui employaient 24% du personnel de R&D. Quant aux dépenses moyennes par entreprise, les filiales dépensaient 4 fois plus que les entreprises espagnoles et elles employaient deux fois plus de personnel de R&D.

Pour ce qui est du travail réalisé par les quatre auteures du rapport, Paloma Miravitlles Matamoros, Laura Guitart Tarrés, Fariza Achcaoucaou Iallouchen et Ana Núñez Carballosa, il peut être résumé par un extrait d'un des tableaux proposés. Ce tableau présente les caractéristiques des facteurs d'attraction et de maintien des centres de R&D et d'innovation telles que les voient les sept multinationales impliquées dans l'étude : 26 facteurs identifiés, classés en trois catégories (importance forte, modérée ou faible) et pour chacun d'eux, l'adaptation de l'Espagne (+ : forte ; 0 : ni forte ni faible ; - : faible).

Dans leurs conclusions, les chercheuses remarquent la capacité d'attraction de l'Espagne concernant les facteurs liés au marché mais un moindre pouvoir d'attractivité sur les facteurs qui ont à voir avec l'offre technologique.

Pour elles, dans la compétition pour attirer la R&D et l'innovation internationales, ces résultats situent l'Espagne dans une position intermédiaire qui fait courir au pays le risque d'être dépassé par les économies émergeantes qui passent d'une stratégie de développement basée sur l'attractivité de leurs coûts, à une stratégie intégrant la qualité de l'offre technologique. Le défi d'un pays comme l'Espagne est donc de renforcer ses atouts : améliorer la capacité d'attirer et garder les talents scientifiques et techniques formés en Espagne, développer la présence de centres de recherche performants et renforcer les liens entre le monde scientifique et académique et le monde de l'entreprise. Une deuxième ligne d'action est également suggérée : maintenir compétitif le coût du personnel de recherche, poursuivre le développement de la maîtrise des langues étrangères et le développement de la mobilité des chercheurs, consolider les clusters. Enfin, les incitations fiscales et financières doivent être maintenues et adaptées aux besoins des multinationales.



[1] "Factores de atracción y retención de los centros de I+D e innovación de las multinacionales extranjeras en España". Rapport financé par la FECYT et réalisé en collaboration avec la fondation I+E, octobre 2010.
A partir du site suivant, possibilité de télécharger une version résumée de 34 pages ou la version intégrale de 138 pages : http://icono.fecyt.es/contenido.asp?dir=05)Publi/AA)factores
- [2] "Financement de la R&D : le rôle important des multinationales étrangères", article paru dans le Bulletin Electronique Esapgne de février 2010 : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62361.htm
Rédacteur : Guy Molénat, attaché scientifique, service.scientifique@sst-bcn.com
Origine : BE Espagne numéro 100 (16/12/2010) - Ambassade de France en Espagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/65358.htm

jeudi 15 juillet 2010

MIT : les bonnes affaires du programme de liaison industrielle (ILP)

Les universités françaises et européennes en rêvent, le MIT l'a fait ! Il s'agit bien entendu du programme de liaison industrielle (ILP) qui constitue l'un des points d'entrée au MIT, institution qui se présente d'abord comme la 11ème puissance économique mondiale et ensuite comme l'institut qui associe le plus grand nombre de prix Nobel (71). Le MIT se targue également d'avoir dans l'état du Massachusetts un impact économique supérieur à 164 milliards de dollars.

ILP fonctionne depuis plusieurs années selon un modèle d'affaires bien rodé. ILP est animé par une équipe de 25 cadres qui génère un chiffre d'affaires d'environ 4,5 millions de dollars[1] par an. Le programme possède un portefeuille de quelque 150 clients provenant de 31 pays dans le monde. Il s'agit généralement de sociétés importantes qui pèsent très lourdement dans l'économie mondiale. Les entreprises américaines sont naturellement les plus nombreuses (45), puis viennent les japonaises (25) et les taïwanaises (21). Des pays comme Singapour, l'Iceland, le Portugal, la Thaïlande ou la Hongrie y sont représentés. Pour sa part, la France compte 14 entreprises[2] appartenant à quelques grands secteurs industriels (transport, électronique, défense, environnement, etc.) ainsi qu'un pôle de compétitivité (System@tic).

A raison d'un ticket d'entrée de 60.000 dollars et d'un document contractuel signé pour deux ans, ILP se charge de vous ouvrir les portes du prestigieux Institut. Il s'agit avant tout de vous orienter dans les méandres d'une organisation décentralisée, très peu hiérarchisée et passablement complexe en raison de la quasi-absence de services communs aux 5 facultés, 33 départements et 57 unités de recherche qui regroupent un total de 10.500 employés (dont 1.025 enseignants) et un peu plus de 10.000 étudiants.

Naturellement, l'attention des industriels se porte sur les deux principales facultés qui concentrent près des deux tiers des ressources académiques et des effectifs de recherche : les sciences et l'ingénierie. C'est là le point fort du ILP : il vous permet d'y voir plus clair pour repérer "la bonne expertise" et ainsi aller plus loin dans la relation "partenariale" avec le MIT. Pour se faire, chaque client industriel est "accompagné" par un chargé de mission qui possède un portefeuille d'une dizaine de sociétés, généralement regroupées par pays ou branche économique. Le chargé de mission joue le rôle d'un médiateur : il traduit opérationnellement pour les personnels de recherche du MIT les demandes d'expertise ou de veille technologique des clients. Les chercheurs du MIT, s'ils y voient un intérêt pour leur faculté ou laboratoire de recherche, montent alors une ou plusieurs réunions en liaison avec le chargé de mission et l'industriel concerné. Selon les cas et les situations, les rencontres tournent autour du suivi des évolutions scientifiques et technologiques d'un champ disciplinaire ainsi que des innovations technologiques et de marché.

Le fonctionnement de l'ILP est ainsi conçu que ces réunions constituent un point de départ dans l'accès aux ressources du MIT. L'intérêt du MIT est en effet que l'entreprise s'engage ensuite dans une collaboration plus approfondie avec l'Institut. Cela peut prendre la forme de visites de chercheurs dans l'entreprise pour y donner des séminaires ou l'organisation de conférences conjointes spécialisées. Récemment, le programme ILP a aussi mis au point des cycles de conférences à l'étranger pour certes rassembler "ses clients" mais aussi pour attirer vers le MIT davantage d'industriels, de capitaux et de chercheurs.

Dans la pratique l'ILP n'est qu'une porte sur le MIT destinée à alimenter l'attractivité et les ressources de l'Institut. L'idée première du programme est en effet celle du ticket d'entrée pour amener les entreprises à effectuer leur marché technologique : 90% d'entre elles vont en effet rapidement au-delà de l'ILP pour s'engager dans des activités collaboratives marchandes avec le MIT. Les possibilités offertes aux clients sont innombrables : elles vont du contrat de recherche à la donation en passant par l'acquisition de licences ou l'adhésion à des programmes "exclusifs" comme la "Energy Initiative". Ce programme rassemble au sein d'un petit club fermé les plus grands comptes de l'énergie mondiale qui veulent conduire des travaux de recherche au MIT (compter plusieurs centaines de milliers de dollars...).

Si l'ILP contribue à ouvrir le MIT sur le monde industriel, il fait aussi en sorte de rendre difficile son accès pour les établissements universitaires étrangers et les organismes de recherche, notamment européens, le MIT orientant assez commodément les impétrants vers l'ILP. Notamment parce que le MIT ne possède pas de service de relations internationales alors qu'il est sollicité et courtisé par le monde entier. Mais qu'on se rassure, d'autres voies s'offrent aux organisations plus modestes qui ne peuvent compter que sur leur seule force scientifique et qui veulent se rapprocher de la 11ème puissance économique mondiale. Surtout que toutes les informations, contacts et champs d'expertise sont entièrement disponibles sur la toile ! Le rédacteur de cette note voit de son côté trois autres accès au MIT, tous plus économiques et sans doute aussi efficaces que le dispendieux ILP :

Le programme MIT-France : chaque année une dizaine de projets conjoints de recherche sont retenus suite à un appel à projets scientifiques entre la France et le MIT

L'accueil d'un stagiaire du MIT : chaque année, ils sont plus de 80 étudiants du MIT à se diriger vers les laboratoires et les entreprises françaises. Le chiffre est en augmentation constante, la France étant l'un des pays les plus prisés par les étudiants qui ont le choix d'une dizaine de destinations. Et quoi de mieux qu'un stagiaire du MIT pour vous y introduire ?

Prendre langue directement avec le personnel de recherche du MIT qui correspond à vos intérêts. Comme tous les chercheurs, ceux du MIT s'intéressent à la collaboration internationale, surtout qu'ils sont, autonomie oblige, tout à fait en mesure de prendre des décisions. La méthode ? Il suffit de consulter la littérature internationale !


Site Internet du MIT Industrial Liaison Program : http://ilp-http://www.mit.edu/

Origine : BE Etats-Unis numéro 213 (25/06/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63797.htm 

mercredi 2 décembre 2009

Attirer des clients sur vos pages web : faites des phrases de 4 mots !


Voici une statistique interessante de taux de conversions vers des pages internet en fonction de la longueur de la phrase clef utilisée pour la référencer.

Utilisez des phrases clefs de référencement de quatre mots !

"Faites simple et concis"

samedi 14 novembre 2009

VIVOweb, un FaceBook pour les chercheurs

Les "National Institutes of Health" (NIH) vont financer le développement d'un réseau social professionnel à destination des scientifiques dont le but est d'améliorer les collaborations en recherche biomédicale, et d'accélérer les découvertes. Sept universités vont recevoir 12.2 millions de dollars pour mettre en place ce réseau appelé "VIVOweb", destiné à être étendu par la suite au reste des Etats-Unis.

Le réseau "VIVOweb" sera basé sur la technologie "VIVO", développée à l'Université Cornell (New York) depuis 2003. VIVO concentre les informations disponibles publiquement sur les personnels, départements, domaines d'étude, équipements de l'Université Cornell. Elle a permis la construction d'un réseau de scientifiques qui répertorie leurs projets et permet d'initier de nouvelles coopérations. VIVO sert à trouver des collaborateurs localisés dans différents services disséminés sur le campus, en se libérant des cloisonnements administratifs et en créant un seul point d'accès pour les interactions académiques. Le réseau "VIVOweb" sera national et comparable à un réseau "Facebook" pour scientifiques. Il vise à améliorer significativement l'exploitation des informations scientifiques, à comparer les recherches en cours dans d'autres institutions de recherche, à renforcer les collaborations en recherche translationnelle, et à faciliter les recherches multidisciplinaires.

Le fonds de 12.2 millions de dollars alloué au projet "VIVOweb" provient du plan de relance de l'économie du Président Obama [1], et est distribué à travers le "National Center for Research Resources" des NIH. Les universités impliquées sont:
- l'Université de Floride qui assurera le développement des technologies garantissant la mise à jour des données
- l'Université d'Indiana à Bloomington qui développera des outils d'interconnexion pour permettre aux chercheurs d'interagir selon leurs centres d'intérêts. Ying Ding, maître-assistant en science de l'information, à l'Université de l'Indiana, sera responsable du développement d'ontologies (réseaux sémantiques regroupant un ensemble de concepts liés les uns aux autres par des relations de hiérarchisation et de sémantique).

"VIVOweb" sera mis en place dans quatre institutions -l'Institut de Recherche Scripps (Floride), l'Ecole de Médecine Ponce (Porto Rico), l'Université Washington à Saint Louis (Missouri), la faculté de Médecine Weill Cornell - avant son déploiement sur tout le territoire.

Ce réseau devra se démarquer des initiatives existantes, telles que "Biomed Experts", "SciLink", "Epernicus", "Laboratree" et " OpenWetWare" :
- Les réseaux sociaux "Biomed Experts" et "Scilink" qui existent depuis plusieurs années et regroupent des scientifiques du monde entier, sont basés sur les publications scientifiques et permettent aux chercheurs de se rencontrer et de collaborer en ligne.
-"Epernicus" est un réseau professionnel scientifique mis en place au MIT et à Harvard.
- "Laboratree" a été mis en place par le centre de biologie computationelle et bioinformatique de l'université d'Indiana.
- "OpenWetWare" est également un réseau servant à promouvoir le partage d'informations entre les chercheurs et les spécialistes en biologie et bio-ingénierie.

Ces nombreux sites de réseaux scientifiques fonctionnent de manière indépendante, et ne rencontrent pas de réel succès. Pour certains, il serait souhaitable que "VIVOweb" constitue un aggrégateur d'informations, qui utilise les réseaux existants et tire profit des informations déjà enregistrées par les scientifiques, plutôt qu'un réseau supplémentaire, copie de ce qui existe déjà.

Le réseau "VIVOweb" pourrait être mieux adopté par les chercheurs, étant soutenu financièrement par les NIH à hauteur de 12.2 millions de dollars, et basé sur une plate-forme déjà mise en place avec succès par l'Université Cornell. Néanmoins, il faut noter que le financement est accordé pour deux ans seulement. Quelles seront les ressources financières et matérielles nécessaires pour maintenir le réseau Vivoweb actif , et le développer au niveau national ? Les prochains mois seront déterminants et "VIVOweb" n'en est qu'à ses balbutiements.

--

[1] Les NIH ont reçu un soutien financier supplémentaire en 2009 sous la forme d'une enveloppe de 10.4 milliards de dollars provenant du plan de stimulation de l'économie ("American Recovery and Reinvestment Act" (ARRA)) du Président Barack Obama. Ce financement à court terme est utilisable dans un délai de deux ans jusqu'au 30 septembre 2010. Il se répartit de la manière suivante:
- 8.2 milliards de dollars sont attribués pour la recherche biomédicale et distribué à travers l'"Office of the Director" pour les Instituts et les Centres des NIH, et le Fonds Commun de financement de la recherche biomédicale (Common Fund for the support of biomedical research). 800 millions de dollars sont distribués pour financer des "challenges" spécifiques et des priorités scientifiques dans les Instituts et les Centres.
- 1.3 milliard de dollars sont alloués au "National Center for Research Resources" pour la construction et la rénovation extra-muros. 300 millions de dollars serviront au partage d'instruments et de grands équipements essentiels.
- 500 millions de dollars sont affectés prioritairement à la construction, l'amélioration, et la réparation du campus des NIH.

- Site internet de "VIVO" à l'Université Cornell : http://vivo.library.cornell.edu/
- "VIVO, Connecting People, Creating a Virtual Life Sciences Community" - http://www.dlib.org/dlib/july07/devare/07devare.html

Sources :
- "Friend this: Scientists will find research partners more easily, thanks to new $12.2 million NIH grant establishing national 'VIVOweb' network" - Blaine Friedlander - Cornell University Press Office - 21/10/2009 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/LS6aS
- "Facebook for scientists: Map your expertise, IU information scientists receive $1.8 million in ARRA funding " - IU News Room - 26/10/2009 - http://newsinfo.iu.edu/news/page/normal/12341.html
- Article sur l'ontologie - Wikipédia - http://fr.wikipedia.org/wiki/Ontologie_(informatique)

Origine : BE Etats-Unis numéro 184 (13/11/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61214.htm , Rédacteur : Alexandre Touvat, deputy-sdv.mst@ambafrance-us.org

samedi 10 janvier 2009

Le contrat d’objectifs 2009-2012 de l’INPI confirme son rôle au service de l’innovation et de la compétitivité des acteurs économiques

L’INPI (Institut national de la propriété industrielle) a signé le 8 janvier avec l’Etat un nouveau contrat d’objectifs pour la période 2009-2012 dans lequel il s’engage en faveur des PME.

le contrat d’objectifs vise à renforcer l’action de l’INPI selon six axes stratégiques :

• Encourager le recours à la propriété industrielle afin de favoriser la croissance par l’innovation : à horizon 2012. L’INPI assurera notamment 1 200 pré-diagnostics de propriété industrielle au bénéfice des PME, contre 900 en 2008 ;

• Améliorer le service rendu aux utilisateurs : les délais de traitement des demandes seront réduits, notamment par la dématérialisation des procédures, dans le cadre d’une organisation interne certifiée ISO 9001 ;

• Faciliter l’accès à l’information : l’ensemble de l’information relative à la propriété industrielle (brevets, marques, dessins, modèles, jurisprudence) sera mise à la disposition gratuite du public par le site internet inpi.fr, ce qui est déjà le cas pour les brevets ;

• Contribuer à l’amélioration l’environnement juridique et institutionnel aux niveaux français, européen et international : l’INPI continuera à conseiller et assister le Gouvernement, en concertation avec l’ensemble des acteurs économiques ;

• Être un acteur central de la lutte contre la contrefaçon : l’INPI renforcera son rôle dans le cadre du dispositif français de lutte contre la contrefaçon et contribuera à défendre la position française dans les enceintes communautaires, internationales et dans les négociations ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) ;

• Poursuivre sa transformation interne d’une culture de procédure à une culture de service :
la gestion des ressources humaines sera renforcée et dynamisée et l’environnement de travail des agents amélioré.

En renforçant son action sur ces six axes stratégiques, l’INPI poursuivra son action d’agent du développement de l’économie et des entreprises françaises, en facilitant le recours à la propriété industrielle qui constitue un élément clé d’une stratégie de développement économique reposant sur l’innovation.

vendredi 26 septembre 2008

Les laboratoires Bell Labs bientôt transformés en centre commercial

Tel est le sort réservé par les dirigeants Alcatel-Lucent sur le départ aux célèbres laboratoires de recherche Bell Labs, nouvelle victime du fiasco de la fusion !

Ces laboratoires ont donné naissance à six prix Nobels, fait émerger des technologies comme le transistor, le Laser, Unix, le sans-fil Mimo, le langage C, l'électromagnétisme quantique, une nanomachine à base de brins d'ADN pour fabriquer des puces moléculaires etc.
Cette pépite a été cédée cet été à un promoteur qui souhaite transformer les bâtiments du site historique de Holmedl au New Jersey en centre commercial...

vendredi 8 août 2008

Google Insights for Search

Google Insights for Search est un nouvel outil vous permettant de mesurer la popularité de requêtes web. Utilisez-le pour mieux analyser les campagnes de mots clefs que vous pourriez réaliser pour augmenter le trafic sur vos sites web !

mercredi 6 août 2008

AT&T, IBM et INTEL-HP-YAHOO vers le Cloud Computing !

Les grandes manœuvres continuent autour du Cloud Computing / Software-As-A-Service.

Intel, HP et Yahoo s’associent autour du Cloud Computing
AT&T et IBM affûtent leurs armes dans le Cloud Computing

L'initiative Intel/Hp/Yahoo vise à la création d'une plateforme destinée à la Recherche et Développement.

At&T vise à la fourniture d'une plateforme de services à la demande nommée "Synaptic Hosting".

IBM pour sa part continue à investir dans de nouveaux centres d'hébergement.

N'oublions pas Microsoft et les annonces massives faites autour de ses nouvelles offres "Software+Services" lors de la conférence mondiale des partenaires qui s'est tenue à Houston il y adeux semaines et à laquelle j'ai participé, notre société YouSAAS en était d'ailleurs Silver Sponsor.

Le marché est en ébullition, toutes les analyses IDC, Gartner, Yankee Group, Markess etc. convergent vers un taux de croissance annuel de plus de 32% sur les prochaines années pour le marché du SaaS !

Comme dans tout Business aujourd'hui ce n'est pas le plus puissant qui gagnera mais le plus rapide, celui aussi qui aura la meilleure stratégie de gestion de son réseau de revendeurs, celui enfin qui saura gérer la transition et ne pas exploser en vol son business traditionnel actuel, les pure-player ayant un avantage certain dans ce domaine...

jeudi 26 juin 2008

Intel dévoile ses 70 programmes de R&D : plus de mobilité !

Intel a dévoilé ses 70 programmes de Recherche et Développement dont vous pouvez trouver une liste dans ce document.

Je constate qu'un peu plus de la moitié de ces programmes sont directement ciblés sur le nomadisme, la mobilité, et ses applications. Les autres sont logiquement liés principalement à des composants hardware, notamment de l'abaissement de consommation de puissance. La quasi totalité des applications ciblées le sont dans le domaine de la santé.

A un moment où la polémique reprend sur les dangers de l'utilisation des ondes radio, il est primordial pour vos sociétés de prendre la mesure que le mode nomade est amené à se développer considérablement, et le télé-travail avec lui car il faudra limiter les coûts des déplacement inutiles rendus prohibitifs par l'envolée du prix du pétrole ! Mobilité et Software-As-A-Service sont deux axes technologiques a propos desquels les entreprises devraient réfléchir en termes de management et d'organisation du travail.

lundi 28 avril 2008

Budget 2008/2009 pour la recherche indienne : +20% !

Le 29 février dernier, le ministre des Finances, M. Chidanbaram, a présenté le budget 2008/2009 de l'Union Indienne devant la chambre basse du parlement indien. Le budget pour les activités scientifiques s'élève a Rs. 242 milliards (3,83 milliards d'euros), un budget en progression de 20% par rapport a l'année précédente. C'est le secteur spatial qui se taille la part la plus importante de ce budget avec Rs. 40,74 milliards (644 millions d'euros), un budget en augmentation de 5,6% par rapport a l'an dernier et dont un tiers devrait etre reserve pour la préparation de missions habitées.

Parmi les mesures proposées, celles relatives a la politique scientifique marquent une volonte d'étendre le réseau des institutions d'excellence.

Ainsi, un budget a été réservé pour la création de trois nouveaux Indian Institute of Technology dans l'Andhra Pradesh, le Bihar et le Rajasthan.

Deux Indian Institutes of Science Education and Research devraient aussi voir le jour a Bhopal et Thiruvananthapuram. Seize Central Universities devraient également etre construites, la plupart dans des Etats qui n'en abritent pas encore. Un budget de Rs. 100 crores (15,81 millions d'euros) a été réservé pour la constitution d'un réseau informatique visant a relier les principales institutions académiques du pays.

Enfin, pour favoriser la poursuite de carrieres scientifiques par les meilleurs étudiants, un programme de bourses a été initie. Un montant de Rs.

85 crores (13,4 millions d'euros) a été réservé pour ce programme qui s'adressera aux élèves, étudiants et chercheurs de 10 a 32 ans.

Sources : - "Full Text : Budget 2008/09" - The Indian Express - 29/02/2008 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/VRe0R

- "Indian government boosts science spending" - T.V. PADMA - SciDev.net - 04/03/2008
Redacteur : Guillaume Talbot

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54338.htm

mercredi 16 avril 2008

Mesurez votre capacité d'innovation

Le site européen IMP3rove permet aux PME de mener une auto-évaluation gratuite de la gestion de l'innovation; 2500 PME se sont déjà inscrites sur ce dispositif financé par la direction générale Entreprises et Industrie de la Commission européenne au travers de son programme Europe Innova.

Le questionnaire est bâti à partir d'une méthodologie développée par le cabinet américain AT Kearney et baptisée "La maison de l'Innovation" et prend environ une heure à remplir.

Il vous permet de passer en revue cinq principaux points :

  • Stratégie d'Innovation;
  • Organisation et Culture pour l'Innovation;
  • Evaluation du Cycle de Vie de l'Innovation:
  • Facteurs Facilitant la Mise en Œuvre du Processus d'Innovation:
  • Résultat de l'Innovation.
Dans les heures qui suivent la fin du questionnaire, le responsable d'entreprise reçoit une analyse écrite des points forts et des points faibles de son entreprise, en termes d'innovation : les performances de l'entreprise dans ce domaine sont comparées à celles de structures équivalentes.

Innovez ! En appliquant la Stratégie Océan Bleu !

samedi 5 avril 2008

La réforme des aides aux PME va-t-elle pénaliser les PME au lieu de les aider ?

Le communiqué AFP d'hier nous dit :
Les nouvelles mesures de réforme de l'Etat annoncées vendredi prévoient de recentrer les aides aux entreprises sur les PME et l'innovation, pour une économie nette de l'ordre de 200 millions d'euros par an, selon Bercy.

Priorité sera dorénavant donnée aux "PME et aux entreprises de taille moyenne pour favoriser l'émergence d'entreprises de plus de 500 salariés, exportatrices", indique le rapport de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dans le lot des réformes annoncées celle concernant le CIR - Crédit Impôt Recherche - doit théoriquement favoriser les PME innovantes. D'après l'association France-Biothech, citée dans un article de La Tribune, cette réforme aura un impact négatif dès 2008 sur 57% des PME de moins de cinq ans !

Selon l'ancienne formule, les avances remboursables d'Oséo étaient déduites de l'assiette CIR en cas d'échec du projet l'année du constat de leur non remboursement. Le crédit d'impôt recherche était calculé sur la part en volume plus la part en accroissement.

Depuis le 1er janvier 2008, les avances remboursables sont réintégrées dans l'assiette du CIR l'année de l'encaissement, et déduites de l'assiette CIR l'année du remboursement. De plus, il y a une suppression de la part en accroissement et l'institution d'une seule part en volume de 30%. Le CIR "réformé" est égal à 30% des dépenses de R&D plafonnées à 100 millions d'euros et de 5% au-delà. Le nouveau dispositif prévoit l'application de taux majorés pour les entreprises en bénéficiant pour la première fois ou n'en ayant pas bénéficié depuis plus de 5 ans : 50% la première année et 40% en deuxième année.

Par ailleurs, des entretiens que j'ai eus avec de nombreuses PME peu d'entre elles osent utiliser le Crédit Impôt Recherche car elles pensent que l'état surveille cet indicateur pour déclencher un contrôle fiscal.

Les freins administratifs et psychologiques sont encore trop nombreux en France pour favoriser l'innovation, facteur clef du développement de notre tissu économique et de notre capacité à exporter !

Relisez par ailleurs mon billet de juillet 2007, "L'entrepreneur français est il assez performant ?", celui de mars 2007 sur "La France à la traine de l'innovation technologique"n celui de janvier 2007 "L'innovation, clef de voute de la réussite"... signez le Pacte Numérique pour une France compétitive ! et Positivez :)

samedi 2 février 2008

Année franco-allemande des TIC

L’"année franco-allemande des TIC" sera lancée au CeBIT 2008 à Hanovre en mars prochain.

Le Syntec Informatique et le BITKOM - Association allemande des technologies de l’information, des télécommunications et des nouveaux médias - ont signé un accord de coopération pour l'occasion dont le but principal est le développement d'actions communes dans le domaine des NTIC.

L'alliance doit notamment permettre aux PME françaises de mieux appréhender le marché allemand.

jeudi 24 janvier 2008

Rapport ATTALI : faites-vous votre propre opinion !

Beaucoup d'encre coule autour des 316 mesures du rapport de la Commission pour la libération de la croissance française. Faites-vous votre propre opinion en lisant ce rapport !

jeudi 10 janvier 2008

Classement des moteurs de recherche : Google en tête et montée en puissance du moteur Chinois Baidu

Une étude réalisée par le cabinet américain Comscore indique que 61 milliards de recherches sur internet sont effectuées mensuellement dans le monde dont :

  • 60% ont été menées par le moteur de recherche Google, 36,6 milliards de requêtes !;
  • 14% des requêtes l'ont été sur Yahoo soit 8,5 Milliards de recherches;
  • à noter que le seul "You Tube", filiale de Google, a généré 5 milliards de recherches;
  • 5% sur BAIDU, le moteur de recherche Chinois qui monte en puissance;
  • 3,4% sur LiveSearch de Microsoft, soit 2,1 milliards de recherches;
  • 3,3% sur Naver, le moteur Coréen.

mercredi 26 décembre 2007

Google et NTT DoComo co-développent des services de téléphonie mobile

TOKYO (AFP) — Le premier opérateur de télécommunications cellulaires japonais, NTT DoCoMo, va accueillir le moteur de recherche internet américain Google sur son portail mobile et développer avec lui une nouvelle gamme de services ainsi que des terminaux, selon la presse nippone.

"Dès le printemps prochain, le moteur de recherche Google apparaîtra sur le portail de services mobiles +i-mode+ de NTT DoCoMo, de même que la fonction de courrier électronique +Google Mail+, l'outil de gestion d'agenda +Google Calendar+ ou encore l'espace de stockage de photos proposé par Google", a affirmé mardi en une le quotidien économique Nikkei.

NTT DoCoMo et Google prévoient aussi d'employer les fonctions de positionnement par satellite (GPS) des terminaux et les bases de données cartographiques de Google pour offrir des services géolocalisés.

Les deux groupes vont oeuvrer ensemble pour que l'emploi des fonctionnalités proposées par Google sur les téléphones portables de NTT DoCoMo soit aussi simple, rapide et convivial que le sont les actuels services i-mode, a ajouté le journal.

Le moteur de recherche Google est déjà présent sur le portail mobile du principal concurrent de NTT DoCoMo, l'opérateur KDDI, mais ce dernier n'a pas de partenariat de co-développement avec Google aussi avancé que celui envisagé par NTT DoCoMo.

Le troisième opérateur nippon, Softbank Mobile, est pour sa part marié avec le rival de Google, "Yahoo! Japan", premier portail de recherches internet au Japon co-géré par le groupe Softbank.

Par ailleurs, toujours selon le Nikkei, NTT DoCoMo va participer au développement de terminaux embarquant le système d'exploitation (OS) "Androïd" que Google prépare avec une trentaine d'acteurs de la téléphonie mobile.

NTT DoCoMo compte quelque 53 millions d'abonnés au Japon, soit plus de 50% de parts de marché, dont près de 48 millions ont souscrit à son offre de services internet mobile "i-mode" et 41,5 millions ont déjà opté pour un terminal de troisième génération (3G).

Ce pionnier des télécommunications mobiles négocierait également avec l'américain Apple pour obtenir en exclusivité le droit de vente de l'iPhone au Japon, lorsque ce téléphone de la firme de Steve Jobs sera compatible 3G.

mardi 27 novembre 2007

Un Institut Européen de Technologie

Les ministres européens de la Recherche ont donné leur feu vert au lancement de ce qui pourrait être l'équivalent Européen du MIT nord américain, le "EUROPEAN INSTITUTE OF INNOVATION AND TECHNOLOGY".

L'organisme, qui aura pour mission de promouvoir la recherche et le développement (R&D) au sein de l'Union, est un projet émanant de la Commission européenne.

Il reposera sur le principe d'une fédération de « communautés de connaissances et d'innovation », qui fonctionnera via des partenariats public-privé, entre des universités et des entreprises. Doté d'un budget de fonctionnement de 308,7 millions d'euros sur six ans, il devrait se concentrer en priorité sur les technologies de l'information et le développement des énergies renouvelables.

L'objectif de cet institut sera de contribuer au développement de la capacité d'innovation de l'Union Européenne en mettant en œuvre le "triangle du savoir" : haut niveau de formation, recherche, et compétitivité.

Saluons cette initiative ! La capacité d'innovation de l'Europe est l'un des enjeux majeurs du développement de vos entreprises dans les prochaines années.

jeudi 15 novembre 2007

Installez le moteur de recherche gratuit Microsoft

"Les salariés perdent jusqu'à 9,5 heures de travail chaque semaine en tentant de mettre la main sur les documents qu'ils recherchent. Cette baisse de productivité se traduit par des coûts importants pour les entreprises", explique Kirk Koenigsbauer, responsable de la division SharePoint chez Microsoft.

Search Server 2008 Express est gratuit et s'appuie sur le standard OpenSearch pour indexer un nombre illimité de documents dont les e-mails et pièces attachées d'Outlook, le contenu des serveurs web de l'entreprise, etc. ainsi que des connecteurs gratuits qui permettront d'accéder aux outils Documentum d'EMC et FileNet d'IBM. La seule limite est donc celle du serveur sur lequel vous le ferez tourner (taille du disque dur, capacité CPU, etc.).


Mettez en place un tel moteur de recherche dans vos entreprises pour accéder efficacement à tous les documents qui se trouvent sur vos machines et serveurs !

vendredi 19 octobre 2007

Nanotechnologies : le français Albert Fert obtient le prix Nobel

Reconnu pour ses travaux sur l'effet physique de magnéto résistance géante, ses recherches ont permis d'accroitre l'espace disponible sur disque dur. Elles se répercutent désormais sur les mémoires flash.

«Le prix Nobel de Physique de cette année récompense la technologie utilisée pour lire l'information stockée sur des disques durs. C'est grâce à cette technologie qu'une miniaturisation radicale des disques durs a été possible ces dernières années", introduit l'Académie des sciences royales suédoises, dans un communiqué qui justifie son choix.

A 69 ans, Albert Fert a déjà reçu de nombreux prix pour ses recherches. Le scientifique français a ainsi obtenu l'APS International Prize, L'Agilent Technologie Europhysics, le prix Jean Ricard, la médaille d'or du CNRS et désormais le Nobel de Physique.

Professeur à la faculté des sciences d'Orsay, Université Paris-Sud, il est également directeur scientifique à l'unité mixte de physique CNRS-Thalès et membre de l'Académie des sciences depuis 2004.

mardi 9 octobre 2007

Des nanogénérateurs de courant

L'innovation présentée (dans la revue Nano Letters) par une équipe de l’université d’Illinois (Urbana-Champaign) ouvre de vastes perspectives.

Il agit d’un dispositif à l'échelle nano métrique utilisant l'effet piézoélectrique (la déformation de certains solides, cristallins ou polymères, crée un courant) pour générer un courant électrique à partir de minuscules déformations mécaniques.

Min-Feng Yu et ses collaborateurs ont découvert que la plus petite secousse ou le bruit le plus léger, provoquait une production électrique. L’énergie générée est extraordinairement faible : 0,3 attojoule, soit 0,3 x 10-18 joule.

Cet appareil d’un nouveau genre est donc capable de transformer en énergie électrique l’ambiance sonore, les mouvements de personnes dans une pièce ou les vibrations provoquées par le passage d’une voiture dans la rue voisine ! Des nano-objets pourraient se passer complètement de source de courant pour peu qu’il y ait suffisamment de bruit ou de vibrations autour d’eux…