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dimanche 17 octobre 2010

Entrepreneuriat : Boston est-elle LA place qui monte ?

Si la Californie fait souvent figure de modèle dans le domaine de l'innovation et de création de start-ups, la région de Boston bénéficie également d'un climat et d'une dynamique entrepreneuriale comme peu d'autres endroits aux Etats-Unis. Elle a même été élue ville la plus propice à l'innovation pour la 2ème année consécutive par le cabinet de conseil australien 2Thinknow [1]. C'est la combinaison d'un écosystème fait d'acteurs tournés vers l'innovation, d'importantes sources de financement ainsi que d'initiatives multiples en faveur des entrepreneurs qui permet à la ville d'être aussi attractive en terme de création d'entreprises innovantes.

On le sait, la réussite de jeunes entreprises innovantes et le développement d'un environnement favorable nécessitent la présence d'un vivier d'investisseurs important. La région de Boston en dispose, notamment grâce à un grand nombre de capitaux-risqueurs et d'investisseurs providentiels. Si la crise économique et financière a réduit le nombre et le volume d'investissement dans l'innovation et les nouvelles entreprises, les chiffres sont en nette hausse depuis le début de l'année 2010 (+41% sur les 2 premiers trimestres 2010, par rapport à 2009). Boston bénéfice en outre de 2 atouts supplémentaires :

1- Les investissements se concentrent dans des secteurs porteurs de croissance comme les biotechnologies (20% des investissements totaux aux Etats-Unis sont réalisés dans le Massachusetts), les "technologies propres" (+88% par rapport à 2009) et les technologies de l'information, qui recueillent une grande partie des montants investis [2]. Ces domaines correspondant à des points forts de la région de Boston. Cette dernière continue donc d'attirer des financements importants.

2- L'effort d'investissement en direction des jeunes entreprises s'est maintenu à un niveau relativement élevé, particulièrement dans les domaines cités auparavant. Seul point noir, les investissements ont tendance à prioritairement se diriger vers les jeunes entreprises en phase avancée de développement, au détriment des entreprises en situation d'amorçage d'activité, qui ont ainsi plus de mal à lever des fonds pour se développer.

S'ajoute à cela le fait que la région de Boston regorge d'initiatives ayant pour objectif de favoriser la création et le développement de jeunes pousses. L'animation d'un écosystème dans lequel les acteurs sont en permanence interconnectés contribue aussi à l'attractivité de la place.

Les Universités sont particulièrement impliquées dans l'écosystème local d'innovation : elles ont en général bien conscience que l'innovation et l'entrepreneuriat sont des piliers de la compétitivité de la région. A titre d'exemple, le MIT, au sein du son centre d'entrepreneuriat, propose à ses étudiants et aux entrepreneurs des programmes et des concours de création d'entreprises ("100k$ Entrepreneurship Competition" d'une durée d'un an et récompensant les meilleurs projets de start-ups des étudiants ou chercheurs du MIT...) [3]. L'ITEC, institut spécialisé dans l'enseignement de l'entrepreneuriat de l'université de Boston, propose également des programmes enseignés exclusivement par des experts en entrepreneuriat technologique [4].

La multiplication des programmes d'aide à la création d'entreprises, soutenus par des industriels, des acteurs privés ou d'anciens entrepreneurs, ouvre également des perspectives intéressantes pour les porteurs de projets de start-ups. Certains concours rassemblent jusqu'à plusieurs centaines de participants, à l'instar du "MassChallenge", le plus grand concours de création d'entreprises soutenu par Microsoft [5], ou du programme "TechStars". Ils permettent de révéler les idées les plus brillantes et d'attirer de nouveaux projets dans la région de Boston. Les manifestations liées à ces concours sont aussi l'occasion de rassembler l'ensemble des acteurs du développement de l'entrepreneuriat autour d'un même évènement, offrant aux entrepreneurs lauréats une plus grande visibilité et la possibilité d'être soutenus efficacement tout au long de leur développement.

La qualité et le haut niveau de son "Networking" (ou réseautage), constituent le point névralgique de la dynamique entrepreneuriale sur Boston. Le gouverneur Deval PATRICK faisait remarquer dans une de ses interventions que Boston pouvait encore faire mieux sur ce point. Il se référait naturellement à ...la Californie. Pourtant l'ensemble des acteurs de l'entrepreneuriat de Boston est de plus en plus interconnecté, que ce soit grâce aux initiatives précédentes ou grâce à la création d'évènements de "Networking" consacrés aux entrepreneurs. Des évènements de grande envergure tels que les "MIT StartUp Bootcamp", le "MIT Enterprise Forum" ou les "Web Innovators Group Meetings" permettent aux différents acteurs de l'entreprenariat de la place de Boston de se retrouver très régulièrement et d'échanger sur leurs idées. Ils sont essentiels pour les dirigeants de start-ups : c'est l'occasion idéale de faire la promotion de leur projet, de trouver des mentors qui seront leurs guides pour développer leur entreprise mais aussi de futurs financements.

La forte présence d'incubateurs locaux et de structures dédiées aux jeunes pousses est aussi un élément important. Cela permet d'installer les entrepreneurs dans les meilleures conditions pour réussir en bénéficiant de locaux comme d'un accompagnement technique et commercial. Citons ainsi le "Cambrige Innovation Center", le plus grand hôtel d'entreprises technologiques des Etats-Unis, qui a lancé en juin dernier le programme "Anything Goes Accelerator Lab" destiné à favoriser l'apprentissage des entrepreneurs, ou encore le "Soft Landing Incubator" hébergé par ITEC, permettant aux jeunes entreprises de bénéficier du soutien des enseignants, étudiants MBA et des partenaires de l'institut.

Il y a cependant une difficulté à laquelle Boston doit faire face : la fuite de ses jeunes entrepreneurs vers des zones a priori plus favorables pour eux, comme la côte-ouest américaine. Cortland Johnson (co-fondateur des évènements de réseautage "Dartboston", destinés aux jeunes entrepreneurs) relève ces principaux facteurs d'échecs. Ces jeunes pousses ont parfois bien du mal à trouver des fonds en phase d'amorçage, à rencontrer des "mentors" capables de transmettre leur expérience et de les guider dans la création de leur entreprise, ou encore à faire la promotion de leur projet. Comme le soutient Cortland, les entrepreneurs sont souvent trop occupés à essayer de lever des fonds rapidement au détriment de la recherche d'un accompagnement plus complet, pourtant essentiel lorsque l'on est en phase précoce de développement.

Mais, là encore, l'écosystème s'adapte rapidement. On voit fleurir des évènements et programmes spécialement dédiés aux jeunes entrepreneurs, comme les réunions de networking Dartboston (voir plus haut), le concours Y-Combinator ou le Prix MIT-Lemelson attribué à des inventions en phase précoce, qui permettent de repérer les jeunes start-ups dès leur création et de les accompagner, les incitant à rester dans la région de Boston.

Les pouvoirs publics se soucient également du problème, convaincus que la reprise économique passera par la création d'entreprises. Le concours "MassChallenge" a ainsi été soutenu par le Gouverneur du Massachusetts. En outre, des entrepreneurs siègent maintenant au sein du "Cambridge City Council", ou a été créé un groupe de travail dont l'objectif est de retenir les jeunes entreprises prometteuses de Boston.

La dynamique entrepreneuriale exceptionnelle qui anime la région de Boston est donc principalement due à la perpétuelle évolution de l'écosystème d'acteurs de l'entreprenariat. Celui-ci s'adapte sans cesse aux nouvelles contraintes des marchés, crée de nouvelles connexions entre les acteurs et met ainsi en place un terrain de jeu particulièrement favorable à la création d'entreprises et au développement de celles-ci. Boston est donc LA place qui monte aux Etats-Unis. Parviendra-t-elle un jour à dépasser la Californie ? C'est dans tous les cas son ambition !

- [1] Innovation Cities top 100 Index - 2Thinknowhttp://redirectix.bulletins-electroniques.com/hd49Q
- [2] BE Etats-Unis 215 "Les tendances de l'investissement des VC's : investissements notables mais vers des valeurs sures" http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64008.htm
- [3] BE Etats-Unis 221 "Le MIT et la création d'entreprises technologiques : l'innovation doit davantage à l'existence d'un "écosystème" qu'à des mécanismes incitatifs" http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64635.htm
- [4] Rapport "ITEC : Institute for Technology Entrepreneurship and Commercialization : former l'entrepreneur global" http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm09_045.htm
- [5] BE Etats-Unis 204 "MassChallenge : quel impact pour le plus grand concours de créations d'entreprises jamais lancé aux Etats-Unis ?"http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/63128.htm

BE Etats-Unis numéro 222 (15/10/2010) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/64784.htm

jeudi 18 février 2010

816 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009

En 2009, les auto-entrepreneurs inscrits à fin septembre ont réalisé 816 millions d'euros de chiffre d'affaires, a indiqué hier le secrétaire d'Etat aux PME, Hervé Novelli.

lundi 15 février 2010

Un concours pour encourager l'entreprenariat des étudiants de grandes écoles de commerce et d'ingénieurs

Les inscriptions sont ouvertes du 8 janvier au 12 mars 2010 via le site http://www.be-project.fr/.

Le cabinet de "business consulting" BearingPoint invite les étudiants de grandes écoles de commerce et d'ingénieurs à porter leur candidature à son concours « be.project ». Avec à la clef la somme de 15.000 euros pour soutenir un projet « d'intérêt général et porteur de sens ».

mercredi 27 janvier 2010

Création d'entreprises innovantes en NTIC : +140% en 2009 en France

L'INSEE indique que le nombre de créations d'entreprises innovantes dans le domaine des nouvelles technologies a augmenté de 140% en 2009, avec 30 292 immatriculations.

L'organisme de statistiques estime que ce bond provient notamment du nouveau statut d'auto-entrepreneur (plus de 320 000 enregistrements sous ce statut ont été enregistrés l'an dernier, soit une création sur deux).

vendredi 7 août 2009

Explosion du nombre de création d'entreprises en france en 2009


Le nombre d'enregistrements de démarrage de nouvelles sociétés analysé par l'INSEE a bondi de 83% en 2009 !

La crise suscite la créativité !

mardi 9 juin 2009

Intelligence Economique et PME

Le Nouvel Economiste a publié un article sur les PME et l'Intelligence Economique.
Toutes les PME devraient s'intéresser de très près à l'IE, d'une manière plus professionnelle que ce qu'elles font déjà souvent empiriquement sans le savoir.

Prenez conscience que beaucoup d'informations sont accessibles sur vos concurrents, mais également sur vos clients. Et donc également concernant votre entreprise...
Apprenez à utiliser les nouvelles technologies de l'information pour absorber et structurer ces informations clefs, notamment dans le cadre de la reprise économique qui s'annonce.

La première étape est de déterminer votre 'comportement' vis-à-vis de l'information numérique et d'internet notamment : êtes-vous un consommateur de ces informations, êtes-vous un agnostique vis-à-vis d'internet et des outils numériques ? Si vous êtes dans le deuxième cas, il est temps de faire un pas en avant ! Si vous maniez la langue anglaise, vous pouvez aller faire un saut sur mon blog en anglais et les définitions des termes de Web-Centric et Web-Agnostic.

dimanche 7 juin 2009

Les ventes de serveurs en chute libre

Près de 30% de décroissance !
Et c'est logique...

Quelle entreprise a réellement envie de continuer à gaspiller des mètres carrés - voire des mètres cubes - à stocker des matériels qui consomment de l'énergie, produisent de la chaleur, sont liés à des phases d'investissements imprévisibles, et coûtent cher en maintenance ?

Les serveurs au sein de l'entreprise sont les générateurs dynamo d'électricité du début du siècle !
L'abonnement logiciel mensuel - SaaS - permet de consommer les applicatifs professionnels à la demande, d'accéder à ses données de partout, sans avoir à s'embêter avec des serveurs...

Récupérez cet espace pour mettre des bureaux et capitaliser sur la matière grise de vos employés !

vendredi 23 janvier 2009

20 000 inscrits au statut d'Auto Entrepreneur

Le profil d'auto-entrepreneur permet d'exercer une nouvelle activité sans forcément créer une société commerciale. Le portail officiel Lautoentrepreneur.fr a déjà enregistré deux tiers des 20 000 inscrits actuels.

Ce statut est accessible à un étudiant, salarié, fonctionnaire, demandeur d'emploi ou retraité, et devrait l'être en profession libérale courant février, à condition de viser un chiffre d'affaires annuel inférieur à :
- 80 000 euros (HT) pour une activité d'achat / revente ;
- 32 000 euros (HT) pour une activité de prestations de services.

lundi 19 janvier 2009

Economie Numérique ? La galère !

Avez-vous noté les commentaires des journalistes du Journal Télévisé le soir de l'annonce du remaniement Ministériel la semaine dernière ?

"Eric Besson reçoit une promotion en étant nommé [...]"

"Déception pour Nathalie Kosciusco-Morizet qui remplace Eric Besson au poste de secrétaire d'Etat à la prospective et au développement de l'économie numérique."

C'est dire si l'économie numérique tient une place importante dans les préoccupations Françaises ! ...

jeudi 1 janvier 2009

La crise financière, une aubaine pour la création d'entreprises innovantes ?

Quel est le point commun entre Johnson & Johnson, Caterpillar, McDonald's , Walt Disney, Adobe, Intel Compaq, Sun Microsystems et Microsoft ? Croyez-le ou non, toutes ces entreprises devenues aujourd'hui de grandes entreprises globales, ont été créées pendant un ralentissement économique. Et cela vaut pour 18 des 30 valeurs composant le principal indice de la place de New-York, le Dow Jones Industrial. L'histoire a donc montré à plusieurs reprises que les entrepreneurs pouvaient apporter une réponse concrète aux crises tout en étant capables de doper une économie affaiblie ... et les électeurs le savent !

Une enquête publiée cet automne par la Fondation Kauffman vient renforcer ce constat. Elle établit que, pour plus de 70% des personnes interrogées, la santé de l'économie dépend de la réussite des entrepreneurs. 80% des sondés souhaitent que le Gouvernement encourage l'esprit d'entreprise. En revanche seuls 26% seraient prêts à se lancer eux-mêmes dans les cinq prochaines années.

Les avis convergent : ne tardez pas à vous lancer, la récession peut être votre alliée. En effet, alors que le moral de beaucoup de grosses sociétés est au plus bas, pourquoi et comment la crise peut-elle représenter une fenêtre d'opportunité ? Tout d'abord un ralentissement économique atténue la concurrence dans la course aux financements des jeunes pousses. La plupart des "me too", moins efficaces et avec un plan commercial moins performant ont beaucoup moins de chance d'obtenir des financements. Il est par ailleurs beaucoup plus facile de négocier des licences intéressantes avec des établissements de recherche, par ailleurs beaucoup moins sollicités pour des demandes de transfert. Aussi, les banques ont besoin de diversifier leurs actifs et doivent donc continuer à prêter. Donc "en période de crise, les bons projets et les dossiers solides ont de bonnes raisons d'espérer trouver un financement", commente Marc Touati, économiste et directeur général de la société d'investissement Global Equities. D'autant que de nouveaux débouchés se dessinent avec notamment les places laissées vacantes par les entreprises disparues.

Il est aussi temps d'en profiter pour acheter. Surtout si l'on dispose de liquidités car tout est beaucoup plus négociable (immobilier, équipement, matériaux... voire rachats d'entreprises). A ceci s'ajoute le fait que la discussion salariale est malcommode (à l'entrée comme pour l'évolution de carrière) : il est donc plus facile de recruter ou de garder les bons éléments. C'est bien connu, les bons profils vivent la récession de plein fouet et se retrouvent "libérés" de leurs précédentes fonctions, ils sont donc disponibles, moins exigeants, plus flexibles et prêts à prendre plus de risques. Plus fidèles, en quelque sorte...

Le temps peut aider. La crise permet de prendre plus de temps pour faire les choses au mieux : concevoir de meilleurs produits, les tester avec soin pour s'assurer de ne pas perdre de client mécontent et répondre précisément à leurs besoins, tester son business model...

Une activité à privilégier : la communication. On le sait, elle affecte la perception que l'on a de l'entreprise : communiquer vers ses salariés pour les rassurer, communiquer vers ses clients pour qu'ils sachent où vous êtes, qui vous êtes et ce que vous proposez le jour où ils sont prêts à ouvrir leur porte-monnaie ! Moins visibles et moins rassurantes, les entreprises qui ne communiquent pas auront moins de chance de gagner des marchés. Un exemple concret avec Mahalo, une start-up offrant un moteur de recherche humain qui vient de licencier 10 pour cent de son personnel. Son fondateur Jason Calacanis a utilisé son blog pour donner libre cours à toute idée venant de ses employés, en expliquant en détail comment les mesures de précaution prises aujourd'hui en matière de réduction des coûts aideront demain en 2012 l'entreprise à gagner les marchés. Mahalo a ainsi gagné la reconnaissance de ses employés, de la presse et de ses clients.

Enfin, en période de crise, les jeunes-pousses peuvent aussi se permettre de davantage mûrir leur projet, sans levée de fonds sauf la famille et les amis, avec des modèles que des investisseurs leur refuseraient tels la création de communautés dont les membres deviendront plus tard de réels clients. Ce type de modèle permet d'accroître notablement la valeur de l'entreprise et de lever des fonds plus aisément ultérieurement avec une bien meilleure valorisation et une moindre dilution des fondateurs.

Au final, on lève autant d'argent mais plus sagement... les opportunités sont différentes mais elles existent. Ceux qui s'adaptent seront ceux qui en sortiront gagnants. Pour ceux qui ont de vraies bonnes idées innovantes, il n'y a pas de saison pour créer, et ce sont eux que les américains attendent pour sortir de la crise. Un modèle à suivre ? En tous cas un état d'esprit largement répandu en ces temps de crise où les américains n'ont rien perdu de leur optimisme.

Rapport de la fondation Kauffman : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/bILuq

- "Startups: The Upside of a Downturn", Vivek Wadhwa, BusinessWeek 07/11/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Svu4i
- "No time like the present", Srah Klein, CRAIN's Chicago Business, 10/11/08 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/7EZSy

Géraldine Quetin, yei.mst@consulfrance-boston.org

BE Etats-Unis numéro 144 (1/12/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56815.htm

mardi 30 décembre 2008

un groupe de réflexion « Green IT » pour favoriser une utilisation éco-responsable des TIC

Christine Lagarde, ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi et Luc Chatel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la consommation, porte-parole du gouvernement, ont confié à Michel Petit, président de la section scientifique et technique du Conseil général des technologies de l’information (CGTI) président du comité de l’environnement de l’Académie des sciences, la mission de constituer un groupe de réflexion « Green IT » visant à rendre les Technologies de l’information et de la communication (TIC) moins polluantes et à favoriser leur utilisation au service du développement éco-responsable des entreprises.

Christine Lagarde et Luc Chatel ont chargé ce groupe de réflexion de :

– faciliter l’émergence de solutions éco-responsables dans les plans d’actions des industriels du secteur, et obtenir de leur part des engagements ciblés sur la conception de leurs produits, aussi bien dans le domaine des nanotechnologies (composants) que dans la conception de produits intégrés, tels que les boitiers ADSL ou les équipements multimédia. Le groupe devra également élaborer des propositions concrètes sur les centres de données (datacenters) afin qu’ils réduisent leur consommation énergétique et réutilisent mieux la chaleur produite ;

– faciliter l’appropriation par les entreprises et notamment par les PME des solutions ainsi développées, et des TIC en général. Dans la conjoncture actuelle, les TIC présentent un potentiel important de croissance tout en satisfaisant aux exigences de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

S’appuyant sur les premiers travaux du Conseil général des technologies de l’information et du Conseil général de l’écologie et du développement durable sur le sujet, le groupe associera à son travail de réflexion, notamment des industriels et opérateurs du secteur ainsi que des fédérations professionnelles les représentant, et des acteurs utilisateurs ou partenaires (DSI, DRH, PME, collectivités territoriales, associations de consommateurs …).

Le groupe de travail qui sera constitué par Michel Petit dès janvier 2009 devra rendre ses conclusions pour mai 2009.

Christine Lagarde et Luc Chatel tiennent à rappeler que les pays qui sortiront renforcés de la crise sont ceux qui auront su préparer l’avenir. Les nouvelles technologies, notamment au service du développement durable, sont une réelle opportunité économique pour l’Europe et un levier de croissance primordial dans le contexte actuel : une meilleure exploitation des TIC permettrait ainsi de gagner plus d’un ½ point de croissance.

dimanche 9 novembre 2008

BizSpark : un programme sur mesure pour les jeunes éditeurs de logiciels

Microsoft vient de lancer le programme BizSpark à destination des éditeurs de solutions logicielles de moins de 3 ans d'existence, et de moins de 1 million de dollars de chiffre d'affaires.

Ce programme permet à l'éditeur de disposer d'un accompagnement sur mesure pour développer des solutions SaaS - Software-As-Service : conseil sur la stratégie, le business modèle, le marketing spécifique à ce mode diffusion, l'hébergement sur plateforme dédiée au SaaS avec des outils de provisioning, de monitoring, de billing.

Pendant les 3 années qui suivent l'inscription de l'éditeur au programme BizSpark celui-ci se voit attribuer gratuitement des licences Microsoft de développement ET de production pour l'aider à développer son activité et devenir rentable.

Que vous soyez éditeur de solutions Microsoft ou OpenSource, ce programme est une occasion unique d'entrer dans le monde SaaS grâce aux technologies Microsoft - dont de très nombreuses annoncées à la récente PDC Partner Developer Conférence 2008.

N'attendez-plus, rejoignez le programme BizSpark !

mardi 14 octobre 2008

Why Killer Products Don't Sell


Un ami vient de publier ce livre que je vous recommande vivement.

Cet ouvrage est le résultat d'interviews Cisco, EADS, Symantec, SAS, Fuji Xerox et de start-ups, et le résultat de quelques années d'expériences et de terrain...

jeudi 7 août 2008

"The Global Entrepreneurship week 2008" : la mise en réseau d'idées en faveur de l'entrepreneuriat et de l'innovation

La Fondation Kauffman, fondée par l'entrepreneur et philanthrope Ewing Marion Kauffman, est une fondation privée à but non lucratif. Elle est aux Etats-Unis l'une des fondations les plus impliquée dans la promotion de l'entrepreneuriat et de l'innovation [1]. Les actions qu'elle met en place ont pour principal objectif de favoriser l'accès au plus grand nombre à l'éducation et à la connaissance, avec un focus particulier sur l'accès aux disciplines telles que les mathématiques, l'ingénierie, les sciences et la technologie. A travers ses recherches et ses diverses initiatives la Fondation Kauffman sensibilise en priorité les jeunes et prépare les étudiants à devenir des entrepreneurs innovants.

Dans cette volonté de promotion de l'innovation, la fondation lance un nouveau programme international : "The Global Entrepreneurship week" [2]. 37 pays sont déjà impliqués dans cette initiative prévue entre le 17 et 28 novembre 2008. L'objectif de l'opération est d'encourager les jeunes entrepreneurs du monde entier à proposer des idées originales et créatives de projets de création d'entreprises, en réponse à des problématiques sociales et économiques (santé, éducation, environnement etc.). Inspirer, connecter, informer, guider et engager sont les objectifs visés par la fondation. Catalyseur d'idées ce programme favorisera une réflexion collective et internationale. Les pays partenaires pourront mettre en place des évènements variés: festivals, conférences, concours sur l'entrepreneuriat au sein des universités etc. A travers ces initiatives des talents seront détectés et mis en relation avec divers acteurs publics ou privés. Un réseau local mais aussi international sera mobilisé. Les idées les plus pertinentes seront ainsi révélées puis diffusées en ligne. Le descriptif des activités organisées dans chaque pays sera accessible sur le site web de la fondation. En présentant les différences culturelles de ces pays en termes de sensibilisation à l'entrepreneuriat et à l'innovation, cet évènement peut aussi se percevoir comme un outil de diffusion et d'échanges de bonnes pratiques.

L'évènement est soutenu par des partenaires internationaux; IBM, Ernst &Young, NYSE Euronext, cette initiative rentre aussi dans le cadre d'autres programmes internationaux: The United Nations Developpement Programme, JA worldwide, The Young Americas Business Trust, The council of Lisbonne, The Council of competitiveness [3].

Le concept lancé par la Fondation joue un rôle de catalyseur, il permet de croiser les points de vues, de faciliter l'émergence d'idées puis la réalisation de projets de création d'entreprises innovantes par la mise en relation active de différents acteurs internationaux. Ce modèle pourrait se dupliquer en associant davantage la dimension scientifique et en se focalisant sur la détection de solutions scientifiques. Dans ce contexte étudiants, doctorants, chercheurs de différents domaines (sciences dures et sciences humaines et sociales), office de transfert de technologies et acteurs économiques pourraient êtres sollicités.

Origine: BE Etats-Unis numéro 126 (6/06/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54917.htm

vendredi 30 mai 2008

ASSISES DU NUMERIQUE

Le secrétair d'Etat Eric Besson a lancé les Assises du numérique.
L'objectif des travaux est de proposer des solutions pour que la France rattrape son retard...

L'objectif n'est pas très ambitieux puisqu'il s'agit de "rattraper son retard" et non de prendre de l'avance sur les autres pays, mais c'est déjà un point de départ !

Le site http://assisesdunumerique.fr est ouvert et les 27 pistes de travail téléchargeables en pdf.

En lisant les premières pistes proposées au fil de ce document on se surprend à espérer que la France rattrape son retard actuel... vers 20010...

samedi 29 mars 2008

PME : exportez ! Oseo vous accompagne !

Trop peu de PME françaises exportent, ce qui est une des clef de leur développement et de l'atteinte d'une taille critique permettant de libérer la croissance.

Oseo, établissement public français né en 2005 du rapprochement de l'ANVAR - Agence Française de l'Innovation - et de la BDPME - Banque de Développement des PME propose d'accompagner votre entreprise dans vos développements à l'export. Oseo vous propose aux Fonds de garantie international opérationnel:

  • garantie des financements bancaires moyen et long terme ;
  • garantie des crédits de parrainage pour le préfinancement de commandes à l'export ;
  • garantie sur les lignes d'engagements par signature telles que cautions sur marchés export, les crédits documentaires import ;
  • garantie des apports en fonds propres à une filiale étrangère.
Oseo peut également aider votre PME à s'implanter à l'étranger grâce au FASEP ou Fonds d'aide au secteur privé.

Le Contrat de développement innovation permet de financer les frais liés à l'implantation (frais de recrutement, de formation, de prospection, de négociation des premières commandes, de marketing, de communication, de mise aux normes, de matériels, etc.) Pour cela, l'entreprise bénéficie d'un prêt sans garantie, ni caution personnelle, de 40 000 à 400 000 €, d'une durée de six ans avec un allègement du remboursement la première année. Ce prêt est accompagné d'un concours bancaire qui peut être garanti à hauteur de 60 %.

Oséo s'adresse aux PME et aux PMI. Au sens communautaire, une PME est une entreprise qui compte moins de 250 salariés et déclare soit un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros, soit un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros. Elle doit être indépendante, c'est-à-dire ne pas être détenue à plus de 25 % par une ou plusieurs entités qui ne sont pas des PME. Selon les dispositifs, d'autres critères sont exigés. Pour le Fasep par exemple, seules les entreprises dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 460 millions d'euros sont retenues. Quant au Contrat de développement innovation, il s'adresse uniquement aux PME de plus de trois ans.

http://www.oseo.fr

samedi 9 février 2008

Stratégie Bleu Océan

Vous cherchez à vous différencier de vos concurrents ? A vous sortir de la spirale infernale du mieux et plus cher ou moins de fonctionnalités et moins cher, le tout au bout du compte au détriment de vos marges ?

Si vous n'êtes pas l'un des millions de lecteurs à avoir déjà dévoré la stratégie Bleu Océan alors courrez chez votre libraire préféré !

W. Chan Kim et Renée Mauborgne en sont les auteurs; ils ont fondé et co-dirigent l'institut de Stratégie Bleu Océan de l'INSEAD.

La Stratégie Bleu Océan est le résultat de dix années d'études sur plus de trente industries différentes et cent cinquante changements de stratégies sortant du lot répartis sur un siècle d'histoire des entreprises.

L'idée est de sortir de l'Océan Rouge, dont la couleur est due au sang versé par une concurrence acharnée, sur des sociétés se battant sur des modèles similaires. L'Océan Bleu est celui dans lequel vous tournez le dos à la concurrence pour développer innovation et valeur.

"L'accent mis sur l'innovation-valeur et la valeur pour l'actionnaire rendent ce livre incontournable pour les cadres comme pour les étudiants en business", Carlos Ghosn, PDG de Renault.

Ce livre a été traduit en 41 langues, alors vous n'aurez aucune excuse pour ne pas l'avoir lu... et appliqué !

samedi 2 février 2008

Année franco-allemande des TIC

L’"année franco-allemande des TIC" sera lancée au CeBIT 2008 à Hanovre en mars prochain.

Le Syntec Informatique et le BITKOM - Association allemande des technologies de l’information, des télécommunications et des nouveaux médias - ont signé un accord de coopération pour l'occasion dont le but principal est le développement d'actions communes dans le domaine des NTIC.

L'alliance doit notamment permettre aux PME françaises de mieux appréhender le marché allemand.

vendredi 25 janvier 2008

Les créations d'entreprises battent un record en France

En 2007, plus de 321.00 entreprises se sont créées, soit une hausse de 12,5% par rapport à 2006. Dans le même temps, les défaillances des sociétés augmentent peu, de 2,5%.

jeudi 24 janvier 2008

Rapport ATTALI : faites-vous votre propre opinion !

Beaucoup d'encre coule autour des 316 mesures du rapport de la Commission pour la libération de la croissance française. Faites-vous votre propre opinion en lisant ce rapport !